Et venant de nulle part...

Comme d'habitude, la règle est d'être caché sous l'affût avant le levé du jour. C'est donc vers 04h. que l'appareil le plus précieux du photographe animalier fit entendre sa douce musique et mit fin à une trop courte nuit.

Le ciel, parsemé de quelques nuages venant du sud, laisse espérer une bonne journée pour rencontrer les aigles des Greniers. Il faudra 1h. 30 de marche pour atteindre le poste d'observation préparé une semaine plus tôt.

Caché dans l'affût, emmitouflé dans les vêtements de duvet, l'attente commence, tantôt assis, tantôt debout pour mieux surveiller la forêt, 50m. en dessous. L'aire, située à mi-hauteur de la falaise, à une centaine de mètres, est invisible depuis l'abri de toile et de filets de camouflage. Vers 09h., un aigle, sans doute le mâle, quitte son perchoir et s'en va chercher les premiers courants ascendants sur les versants ensoleillés, de l'autre côté de la vallée. En fin de matinée, la couveuse quitte l'aire et après quelques impressionnants loopings, s'en va se dégourdir les ailes; elle reviendra réchauffer son oeuf ( ou ses oeufs??) 3 ou 4 minutes plus tard.

Aigle ciel

Vers midi, un foehn violent se lève et balaie le versant de la montagne de haut en bas. Les conditions de vol deviennent d'un seul coup très mauvaises pour les oiseaux qui seront très discrets jusqu'en fin d'après-midi.

Il faudra revenir pour espérer prendre des images de l'aigle royal en vol...

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