Le décor est en place,où sont les acteurs...

Il est deux heures du mat., c'est l'heure pour celui qui veut observer et tenter de photographier le tétra lyre. La nuit fût bien sûr trop courte et il faut se faire violence pour se préparer et sortir. Une fois dehors, l'air frais et la magie de la nuit vous font vite oublier le désagréable moment du réveil...

Une heure de marche pour atteindre l'abri où sont déposés les vêtements chauds et les victuailles nécessaires pour la matinée d'affût au tétra lyre que l'on surnomme aussi "petit coq de bruyère". L'oiseau est très sensible aux dérangements, surtout en période hivernale. Au printemps, son observation est moins délicate; à condition de respecter certaines règles. La seule technique est celle de l'affût qu'il faut installer plusieurs semaines avant le début des parades, à proximité d'une place de chant; celles-ci ne sont heureusement pas répertoriées sur Google map... Pour éviter de déranger l'oiseau, il est impératif d'être dans l'affût 1 à 2 heures avant le levé du jour et d'attendre en silence...

Il est 4 heures, sous l'affût, dans l'obscurité, les petites lucarnes de la tente, sont autant de carrés blancs qui rappellent un peu le calendrier de l'Avant. Le foehn fait claquer la toile et déverse des vagues de rumeurs venant des torrents environnants.

Le premier chant est souvent celui du coucou, ensuite, la symphonie commence. Il fait presque clair lorsque, là-haut dans les derniers mélèzes, le premier coq se fait entendre. De l'autre coté du vallon, un deuxième se joint à la cacophonie. Enfin, à quelques mètres de l'affût, un coq entre bruyamment dans l'arène. Faute d'adversaires, il n'y aura pas de combat. Le coq donnera son récital durant une petite heure et s'en ira...

Comme tous les matins, vers 09h. les coqs se sont dispersés, tout est à nouveau silencieux et le moment est venu d'aller terminer cette trop courte nuit...

tétra lyre

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