Fidèle au perchoir...

Un an déjà. Ma première rencontre avec le faucon pèlerin, c'était il y a un an et comme cette année, cette observation mettait fin à plus de deux mois de disette...

Les rendez-vous furent rares durant les deux premiers mois de l'année, pourtant c'est pas faute d'avoir essayé: Le ”blanchon” qui me résiste toujours. Le fantôme qui lui m'a sûrement vu passé durant les 3 jours où j'ai suivi sa trace dans la neige fraîche. C'est d'ailleurs le regard rivé sur cette trace que le faucon m'a trouvé. J'étais sans doute le ”vrai” pour me balader à proximité du perchoir du ”faux”, les yeux tournés vers le sol...

09h., sous l'affût depuis plus de 2h. 1/2, le froid pénètre malgré la combinaison duvet prévue pour affronter les 8000. Les pieds se refroidissent malgré les séries de 50 mouvements d'orteils répétées toutes des 10 minutes. Comme toujours, le seul truc qui réchauffe vraiment, c'est l'arrivée de celle ou celui qu'on attend.

La voilà! Il est midi. Elle semble accepter l'affût placé il y a seulement 2 jours. Soudain, elle se penche dans le vide, seule sa longue queue dépasse de la neige. Dans une cascade de cris stridents, le mâle arrive, s'accroche sur le dos de la femelle et c'est l'accouplement, là, à 15 mètres. d'un seul coup, les deux mois de disette sont effacés...

Accouplement pèlerin

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