Terrible addiction...

Le début de l'année, c'est l'heure des bonnes résolutions, chacun le sait...

Pour 2016, j'avais décidé de résister à l'appel de l'aigle. Les parades avaient mis mes nerfs à rude épreuve mais j'avais tenu bon. La période de couvaison; pas de soucis. Les oeufs étaient éclos depuis une dizaine DL8I9722 1847-1jours, les aigles nourrissent maintenant leur (s) aiglon (s). Bah, la vie est trop courte, pourquoi essayé de résister, je vais monter juste un fois...

Assis dans mon affût, au sommet du thermique dont les aigles se servent comme d'un ascenseur, l'attente commence. L'aire, 200 m. plus bas, est invisible. Vers 10h., un faucon crécerelle me prend pour cible et vient percuter mon filet de camouflage et fini sa course contre ma jambe. Tout étourdi, il reprend son vol et va retrouver ses esprits sur la pointe d'un épicéa, à une centaine de mètres. Le quel des deux fût le plus surpris?

11h. 45, le balai aérien commence. Les passages sont nombreux mais à trop grande distance. 16h. plus tard, les jambes gonflées, les articulations engourdies, je quitte ma cachette à la lueur de la frontale. Dans les rochers, les feux de position des bouquetins brillent comme des vers luisants..

Moralité: Ne jamais plonger son regard dans celui de l'aigle royal...

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